A Murder in Ceylon: The Sathasivam Case est un ouvrage du professeur P. Ravindra Fernando, médecin légiste, toxicologue et universitaire sri-lankais, publié par Vijitha Yapa Publications à Colombo. Rédigé en anglais, il compte 480 pages et examine l'un des procès criminels les plus marquants de l'histoire juridique de Ceylon — une procédure de 57 jours devant la Cour suprême de Ceylon, fondée sur des preuves circonstancielles, des avis médicaux contradictoires et les témoignages d'experts légistes internationaux.
L'affaire au cœur du livre concerne la mort d'Anandan Sathasivam, épouse du joueur de cricket ceylanais Mahadeva Sathasivam, dont le corps fut découvert dans le garage de la maison familiale à Bambalapitiya, Colombo, le 9 octobre 1951. Mahadeva Sathasivam fut jugé devant la Cour suprême de Ceylon et, après avoir passé environ vingt mois en détention provisoire, fut déclaré non coupable le 25 juin 1953. Le procès reposa entièrement sur des preuves médico-légales et médicales — il n'y avait aucun témoin oculaire — et les débats mirent en présence, dans la salle d'audience, certains des esprits juridiques et scientifiques les plus éminents de l'époque.
Le professeur Fernando aborde ce sujet en tant que spécialiste de la médecine légale plutôt qu'en journaliste. L'ouvrage expose les faits pertinents et les témoignages d'experts présentés au procès dans un ordre rigoureux et méthodique, offrant au lecteur un récit clair de la façon dont la pathologie légale fut appliquée — et contestée — dans une salle d'audience de l'ère coloniale. L'affaire est largement considérée comme une étape fondatrice dans le développement de la médecine légale et du droit pénal au Sri Lanka, et l'auteur la replace dans cette histoire institutionnelle plus large plutôt que de la traiter comme un simple fait divers.
Au-delà du drame judiciaire, l'ouvrage retrace l'impact durable que l'affaire Sathasivam a eu sur la pratique juridique et médico-légale au Sri Lanka, le rendant tout aussi pertinent pour les étudiants en droit et en sciences légales que pour les lecteurs attirés par le true crime. La photographie de couverture, reproduisant des unes de journaux de l'époque — notamment les comptes rendus de l'arrestation, les témoignages sur l'heure du décès et le verdict final — traduit immédiatement l'attention que l'affaire a suscitée dans l'opinion publique. Ces manchettes n'ont rien perdu de leur force plus de soixante-dix ans après.
L'ouvrage est publié par Vijitha Yapa Publications et est rédigé en anglais, le rendant accessible à un lectorat international s'intéressant à l'histoire juridique de l'Asie du Sud, à la médecine légale ou au tissu social du Ceylon du milieu du XXe siècle.